La cohabitation entre icônes et minimalisme

Le blog de la Plume interactive intitulé Comment rédiger pour être lu sur un iPad?  reprend certains éléments du guide Réussir son application et son site e-commerce sur iPad.

L’auteur insiste sur l’utilisation d’icônes dans les pages destinées aux tablettes.

Et elle rejoint ainsi un des principes du minimalisme : ne donnez à l’utilisateur que ce dont il a besoin !
Elle recommande tout simplement d’éviter les icônes :
 » N’abusez pas des icônes et n’hésitez pas à les accompagner de textes
Les utilisateurs de tablettes ne comprennent pas toujours le sens des icones, surtout lorsqu’elles sortent des standards connus.
Remplacer le texte par des images peut paraître une idée séduisante, mais attention à ne pas perdre le client en route. Il vaut mieux parfois rajouter une indication en pop-up. »

Effectivement, les icônes sont des représentations, disons des symboles, qui sont souvent le produit des élucubrations d’un seul développeur.
A ce stade, il n’est généralement pas question d’analyser la perception de ces symboles par d’autres cultures

 Qui va se poser la question de savoir ce que va comprendre l’utilisateur chinois lorsqu’il verra cette icône ?

Vous me dites qu’en matière d’icônes pour les interfaces de logiciel, tout le monde comprend ces symboles ?

Toutes les icônes ?… 

Regardons par exemple celle qui correspond à l’enregistrement d’un fichier. 

Elle est née avec l’avènement du support de sauvegarde. Mais, de nos jours, qui se souvient avoir vu une disquette 3″5 ?

Donc l’icône représente quelque chose qui n’existe plus. Elle n’a donc plus raison d’être.
Connaissez-vous l’icône garage ?
Et pourtant, Patrick Hofmann, dans son (excellente) présentation sur le traitement des illustrations en documentation technique nous remet sur les rails. 
 
En dialoguant avec un jeune artiste en herbe (4 ans) qui s’exercait sur un PC, il lui pose la question : « C’est un très beau dessin. Que fais-tu maintenant ? »

L’enfant, cliquant sur le symbole de la disquette : « Ben, je le mets dans le garage ! »

 Et l’enfant a totalement raison ! Pour lui, c’est un garage et cela correspond à l’idée qu’il se fait de la sauvegarde.

Mais que pense un enfant japonais de cette icône ?…

Poussons la réflexion plus avant : si l’on ne peut être certain de l’interprétation d’une icône, pourquoi l’inclure dans la documentation ?
On peut en faire l’économie !
Patrick Hofmann nous le rappelle : « an icon should not be read ! ». Cela signifie que, si l’utilisateur doit passer du temps à déchiffrer l’icône, on lui a fait perdre du temps. Une bonne icône doit être comprise de manière intuitive.
Au delà des problèmes d’interprétation, il faut savoir que, lorsque l’on migre la documentation « papier » vers une tablette ou un SmartPhone, la mise en page  est changée. Très souvent, l’icône est décalée et il faut retravailler le positionnement.
Tout ce travail pour résultat incertain ?
C’est peut-être effectivement le moment de minimaliser la masse de « décoration » que l’on ajoute à notre documentation !

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