Les idées fausses sur le minimalisme

Documentation figée ?

Dans un article bien détaillé, Joe Pairman reprend les points avancés par Mark Baker qui, lui, prétend que le minimalisme conduit à une documentation inerte ou figée.

La discussion se déroule sous forme de duel très, très webien qui vaut vraiment plusieurs minutes de notre attention.

Première salve : le rédacteur ajoute-t-il une quelconque valeur à la documentation ?

« When technical communicators ask how to get more respect for the profession, Baker replies with another question: In a world where
information is freely available from many sources, how can you add
most value to your organization? »

Mark Baker avance l’idée selon laquelle le minimalisme n’ajoute  aucune valeur à notre production. Pour lui, la documentation est gelée, fixée éternellement : elle n’est pas mise à jour pour tenir
compte de l’évolution du savoir-faire de l’utilisateur.

De plus, il prétend que le minimalisme ne pose pas la question du « pourquoi » et qu’il n’est question que de tâches…

A l’évidence, Mark Baker n’a pas suivi de cours sur le minimalisme et
n’a certainement pas lu le bouquin de Carroll et Hans van der Meij.

Riposte de J. Pairman : le rédacteur n’est pas un chien d’aveugle

Concernant le reproche de la documentation figée (la documentation
ne s’intéresse pas aux besoins de l’utilisateur ni à ses connaissances précédemment acquises),
J. Pairman rappelle que le minimalisme, dans son premier principe, recommande de se focaliser sur les « véritables objectifs de l’utilisateur ».

Selon le minimalisme, il n’est plus question de _description_ du produit (l’utilisateur l’a devant les yeux, le produit ; il voit bien son interface).

Seul le rédacteur inexpérimenté commence par décrire les menus, les boutons, et autres futilités.

Au lieu de se mettre à la place de l’utilisateur et s’imprégner de ses besoins, il se comporte en chien d’aveugle :

« Tu vois, là, c’est le bouton OK. Dessus, c’est écrit « OK » et ca veut dire
que tu es d’accord et que tu peux valider »
.

Le rédacteur dûment formé aux règles du minimalisme se concentre sur les besoins et les tâches que doit accomplir l’utilisateur. Programmer le lave-vaisselle ? Préparer une opération à coeur ouvert ? Moissonner son champ ?… et bien on ne va pas lui décrire les 26 boutons du menu du lave-vaisselle, mais seulement lui donner les 2 ou 3 étapes pour programmer l’appareil. C’est tout… parce que c’est tout ce que veut savoir l’utilisateur.

C’est bien la preuve que le minimalisme tient compte des besoins de l’utilisateur et de son savoir-faire.

Le rédacteur ne va pas indiquer, sur un ton péremptoire, « il faut aiguiser la lame de la moissonneuse » (l’agriculteur le sait depuis sa première faucille), mais rédigera une section sur la procédure recommandée pour enlever les lames (avant de les aiguiser).

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